Suspension du service de la dette : la France et le Cap-Vert signent un nouvel accord

L’Ambassadeur de France au Cap-Vert, M. Olivier Serot Almeras, et le vice-Premier ministre et ministre des Finances de la République du Cap-Vert, M. Olavo Correia, ont signé le 24 juin 2021 un accord bilatéral dans le cadre de l’extension de l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD).

La pandémie de Covid-19 a frappé de plein fouet les pays les plus vulnérables, en engendrant une récession qui risque d’entraîner 100 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté.

Dans ce contexte, le G20 et les créanciers du Club de Paris ont mis en place l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD). Cette initiative aide les pays à concentrer leurs ressources sur la lutte contre la pandémie et à protéger la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes vulnérables. Depuis son entrée en vigueur le 1er mai 2020, elle a permis d’alléger la dette de plus de 40 pays, pour un montant total d’environ 5 milliards de dollars.

Par un premier accord signé le 8 décembre 2020, le Cap-Vert a été admis à bénéficier d’une suspension temporaire des paiements dus au titre du service de la dette contractée auprès de la France (prêts consentis par l’Agence française de développement), qui est, en volume, son troisième créancier public bilatéral.

Le 24 juin 2021, M. Olivier Serot Almeras, Ambassadeur de France au Cap-Vert, et M. Olavo Correia, vice-Premier ministre et ministre des Finances de la République du Cap-Vert, ont signé un nouvel accord prolongeant jusqu’au 30 juin 2021 cette période de suspension, dont la fin était initialement prévue le 31 décembre 2020.

Aux termes de cet accord, le remboursement des dettes contractées par le gouvernement capverdien (capital et intérêts) qui devait intervenir avant le 30 juin 2021 est suspendu et ne sera payable qu’entre décembre 2022 et juin 2027 (dix versements échelonnés).

Les membres du Club de Paris qui participent à la réorganisation de la dette du Cap-Vert sont l’Espagne, la Russie, la France et le Japon. Le Portugal, qui n’est pas membre du Club de Paris, s’y est également associé.

Le gouvernement capverdien s’est engagé à consacrer les ressources libérées par cette initiative à l’augmentation des dépenses dédiées à atténuer l’impact sanitaire, économique et social de la crise du Covid-19. Cette initiative contribuera également à aider le Cap-Vert à améliorer la transparence et la gestion de la dette.

Dernière mise à jour le : 5 juillet 2021